Quand on parle de référencement à une PME de Genève, de Lausanne ou de Fribourg, on pense d’abord au site. Pourtant, pour un artisan, un cabinet, un restaurant ou un commerce, c’est souvent la fiche Google qui apporte le plus d’appels. Elle s’affiche sur la carte, dans les trois résultats locaux en haut de la page, et sur Google Maps, avant tout site. Voici comment la faire travailler, et les erreurs qui coûtent cher.
Ce qu’est la fiche Google
La fiche Google (Google Business Profile, anciennement Google My Business) est la fiche gratuite de votre entreprise sur Google : nom, catégorie, adresse ou zone de service, horaires, téléphone, site, photos, avis, questions, publications. Elle est créée par vous ou, parfois, par Google à partir de données publiques, auquel cas il faut la revendiquer.
Remplir tout, avec les bons mots
- La catégorie principale est le choix le plus important : « Fiduciaire » n’est pas « Comptable », « Menuisier » n’est pas « Entreprise de construction ». Choisissez celle qui correspond aux recherches de vos clients, puis ajoutez des catégories secondaires.
- Les services et produits, décrits avec les termes que vos clients emploient, pas votre jargon.
- Les horaires, à jour, y compris les jours fériés cantonaux et les vacances.
- Les photos : locaux, équipe, réalisations, régulièrement renouvelées. Une fiche sans photo récente paraît abandonnée.
- Les attributs utiles : accès, langues parlées, moyens de paiement, prise de rendez-vous.
Les avis : demander, répondre, ne jamais acheter
Les avis pèsent dans le classement et dans la décision. Mettez en place une façon simple de demander un avis après chaque prestation (un lien direct, envoyé par e-mail ou par message). Répondez à chaque avis, bon ou mauvais, calmement et en quelques phrases. N’achetez jamais d’avis, ne faites jamais écrire vos proches : c’est illégal en Suisse comme en France, Google le détecte de mieux en mieux, et une fiche suspendue se récupère difficilement.
Les mêmes coordonnées partout
Google compare votre fiche à votre site et aux annuaires suisses : local.ch, search.ch, les annuaires de votre branche, vos réseaux sociaux. Nom, adresse, téléphone et horaires doivent être strictement identiques partout. Un ancien numéro oublié sur un annuaire ou une rue écrite autrement brouillent le signal. Faites l’inventaire une fois, corrigez, puis vérifiez à chaque changement.
Ce qu’il ne faut jamais faire
Ajouter des mots clés dans le nom de l’entreprise (« Fiduciaire Dupont Genève comptabilité ») : Google le sanctionne. Créer une fiche à une adresse fictive ou à une boîte postale : la fiche finit suspendue. Créer plusieurs fiches pour une seule adresse : idem. Laisser la fiche sans réponse aux avis pendant des mois : vos clients le voient.
Relier la fiche au site
La fiche renvoie vers votre site, et Google vérifie que le site confirme ce que dit la fiche : même activité, même zone, mêmes coordonnées. Une page par service et, quand de vraies recherches le justifient, une page par ville ou par quartier, donnent à Google de quoi comprendre ce que vous faites et où. Pas de pages dupliquées en changeant seulement le nom de la commune.
Mesurer
Google fournit des statistiques pour chaque fiche : vues, appels, demandes d’itinéraire, clics vers le site. Regardez-les chaque mois, comparez avec le mois précédent, et notez ce que vous avez changé entre-temps. C’est le moyen le plus simple de savoir si votre SEO local progresse.
Nous détaillons notre méthode sur la page SEO local et Google Maps à Genève, et nous regardons votre fiche dans le cadre de l’audit gratuit. Une précision : nous n’avons pas de fiche Google à Genève, parce que nous n’y avons pas de bureau. Nous préférons le dire plutôt que de tricher, et nous vous conseillons de faire de même.