Posez à ChatGPT, à Perplexity ou à Gemini la question « quelle fiduciaire choisir à Fribourg pour une Sàrl » ou « un bon paysagiste dans le canton de Vaud ». Vous obtiendrez des noms, quelques phrases sur chacun, parfois un lien. Ces réponses ne viennent pas de nulle part : les assistants les construisent à partir de ce qu’ils trouvent sur le web. Voici comment ils choisissent, et ce qu’une PME suisse peut faire, concrètement, pour être présente.
Comment les assistants choisissent
Chaque assistant a sa façon de faire, et elle change souvent. Mais en posant régulièrement les mêmes questions, on observe des constantes. Les assistants citent des entreprises :
- dont le site dit clairement ce qu’elles font, pour qui, et où ;
- dont les informations sont cohérentes partout : site, fiche Google, annuaires, réseaux ;
- qui sont mentionnées par des tiers crédibles : annuaires professionnels, associations, presse locale, partenaires ;
- qui ont des avis authentiques, en nombre raisonnable, avec des réponses ;
- dont les pages répondent à des questions précises, avec des faits, pas des slogans.
Autrement dit, les assistants font à peu près ce que ferait une personne prudente qui se renseigne : ils recoupent, et ils préfèrent les sources claires.
Ce que vous pouvez faire vous-même
Écrire pour répondre
Relisez votre site en vous demandant, pour chaque page : à quelle question répond-elle ? « Combien coûte une déclaration d’impôts pour un indépendant à Fribourg », « faut-il une autorisation pour une pergola dans le canton de Vaud », « quel délai pour un site vitrine ». Si votre page y répond clairement, en quelques phrases, avec vos conditions réelles, un assistant peut la reprendre. Si elle se contente de dire que vous êtes « leader » et « à l’écoute », non.
Structurer
Des titres explicites, des listes, une section de questions fréquentes, des données structurées sur votre entreprise et vos services : ce qui aide Google à lire votre site aide aussi les assistants. Le travail est le même, bien fait.
Aligner vos coordonnées
Nom, adresse, téléphone, zone desservie, activités : identiques sur le site, la fiche Google, local.ch, search.ch, LinkedIn. Les assistants se méfient des contradictions.
Obtenir des mentions
Votre association professionnelle, la chambre de commerce de votre canton, un fournisseur qui présente ses partenaires, un journal local qui parle d’un projet : chaque mention sérieuse est une source de plus pour les assistants.
Ce qui ne marche pas
Bourrer les pages de « ChatGPT » et « intelligence artificielle ». Publier des dizaines de pages générées automatiquement. Créer de faux avis ou de fausses fiches. Ces techniques sont repérées, par Google d’abord, par les assistants ensuite, et c’est votre réputation qui en paie le prix. Et aucune agence ne peut garantir une citation : les réponses varient d’un jour à l’autre et d’un outil à l’autre. Celles qui le promettent le savent.
Comment mesurer
Faites une liste de dix à vingt questions que vos clients posent réellement, par service et par ville. Posez-les chaque mois aux principaux assistants, notez qui est cité, avec quelles informations, et si vous l’êtes. Comparez d’un mois à l’autre. C’est artisanal, mais c’est honnête, et cela montre vite ce qui bouge. C’est le suivi que nous proposons, intégré au rapport mensuel.
Pour aller plus loin, notre page GEO et AEO en Suisse romande décrit la méthode complète. Et pour savoir si les assistants parlent de vous aujourd’hui, demandez un audit gratuit : nous testons les questions de votre métier et nous vous montrons les réponses.